La FEC accueille avec satisfaction l’abolition de la Commission d’évaluation de l’enseignement collégial (CEEC)
14 mai 2026
La Fédération de l’enseignement collégial accueille avec satisfaction l’abolition de la Commission d’évaluation de l’enseignement collégial (CEEC) comme l’a officialisée la Gazette officielle dans le cadre de la Loi 5.
« Nous sommes évidemment satisfaits de cette abolition que nous réclamions depuis plus de 10 ans! Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’on dénonce aussi vivement l’augmentation disproportionnée du nombre de cadres dans nos cégeps, la pression à la performance sur le modèle du privé entraîne trop souvent une augmentation des mesures d’évaluation et de contrôle », déclare Youri Blanchet, président de la FEC-CSQ.
Mise en place en 1993 dans la foulée de la réforme Robillard, la Commission était alors chargée d’évaluer la qualité des programmes, pour ensuite porter un regard sur les politiques institutionnelles des collèges. Elle évaluera plus tard « les mécanismes assurant la qualité de la planification stratégique du collège, incluant celle liée à la réussite, dans un contexte de gestion axée sur les résultats ». C’est bien ce virage « assurance qualité » qui avait le plus soulevé l’ire des enseignantes et des enseignants de cégep. La CEEC venait ainsi auditer les collèges sur l’autoévaluation de leur propre processus d’évaluation (!). Les conséquences négatives ne sont pas étonnantes : alourdissement de la charge de travail administrative pour le personnel et augmentation des coûts de gestion pour les établissements.
« Si la nécessité de mieux prévenir les risques psychosociaux liés au travail est devenue un enjeu d’actualité, c’est bien parce que la société est de plus en plus « malade de la gestion ». Le remède passe par moins de pression à la performance et plus de soutien à la participation », conclut le président de la FEC-CSQ.